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Booking.com ouvre un bureau en Turquie

Le site de réservation en ligne de premier plan Booking.com devrait ouvrir un bureau en Turquie et payer des impôts conformément à la nouvelle réglementation Internet dans le pays visant principalement à protéger les données personnelles des citoyens. Les nouvelles lois exigent que les médias sociaux comme Twitter, Instagram et Facebook aient des représentants dans le pays pour supprimer les contenus illégaux et bloquer l’accès aux contenus préjudiciables.

Il semble que le règlement ait permis de lancer une nouvelle ère pour les activités de ces plateformes en Turquie, Booking.com étant l’une d’entre elles. L’agence de voyages en ligne ne dispose pas d’un bureau en Turquie mais en possède plusieurs en Europe et dans la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord). L’ouverture d’un bureau en Turquie devrait également supprimer la décision de justice limitant les activités de Booking.com dans le pays à titre de «mesure de précaution» sur la concurrence déloyale.

La société basée à Amsterdam est en pourparlers en cours avec les ministères des Finances et du Commerce. Il est indiqué que la société ouvrira un bureau dans les prochains jours et a accepté de payer des impôts représentant 7,5% de son chiffre d’affaires réalisé par les entreprises turques.

Cette nouvelle initiative de la société devrait conduire au rejet de la restriction d’accès qui a porté préjudice aux entreprises des petits hôtels en particulier à celles qui reposaient entièrement sur le site.

En octobre 2019, un tribunal turc a jugé que l’agrégateur de tarifs Booking.com s’était livré à des pratiques concurrentielles déloyales généralisées. Ses activités étaient restreintes en Turquie à titre de « mesure de précaution » depuis mars 2017, à la suite d’un procès intenté par l’Association turque des agences de voyages (TÜRSAB). Les restrictions actuelles empêchent d’effectuer une réservation en Turquie via Booking.com; cependant, le site Web est toujours disponible pour les réservations internationales.

Le nouveau projet de loi du pays définit une définition formelle des fournisseurs de médias sociaux et vise à désigner un représentant responsable des enquêtes et des poursuites judiciaires relatives aux infractions sur les plateformes.

Cela oblige les fournisseurs de réseaux sociaux basés à l’étranger qui ont plus d’un million de visiteurs quotidiens en Turquie à désigner au moins un représentant dans le pays qui doit être un citoyen turc. Les coordonnées de cette personne seront incluses sur le site Web d’une manière évidente et facile d’accès.

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