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Alexander Vinnik est jugé en France pour ransomware et blanchiment d’argent

L’odyssée juridique du cybercriminel russe accusé Alexander Vinnik se poursuit lundi à Paris, où il fait face au procès sur les accusations d’extorsion, de blanchiment d’argent et d’implication dans le crime organisé.

C’est la dernière étape importante dans une affaire qui couvre plusieurs pays: Vinnik a été arrêté en 2017 en Grèce, qui l’a extradé vers la France cette année en sachant qu’il était également recherché aux États-Unis et en Russie.

Les procureurs français et américains affirment que Vinnik a aidé à créer le tristement célèbre ransomware Locky, puis à blanchir les paiements de rançon bitcoin résultants via l’échange de crypto-monnaie BTC-e. Les procureurs français se concentrent sur 157 millions de dollars que le stratagème présumé a capturé d’organisations françaises. Un acte d’accusation américain indique qu’il a blanchi jusqu’à 4 milliards de dollars tout en exécutant BTC-e, qui aurait également fourni des services à d’autres escroqueries. En Russie, il fait face à des accusations de fraude à plus petite échelle.

L’arrivée de Vinnik en France en janvier fait suite à une bataille de près de deux ans pour savoir où les autorités grecques enverraient le joueur de 41 ans, qui a nié tout acte répréhensible et dit qu’il n’était qu’un consultant technique pour BTC-e. Les forces de l’ordre grecques l’ont arrêté à la demande des États-Unis

En janvier, après avoir été extradé vers la France, Vinnik a entamé une grève de la faim de 35 jours en disant qu’il voulait plutôt être extradé vers la Russie.

En juin, la Nouvelle-Zélande a collaboré avec l’Internal Revenue Service des États-Unis pour geler l’équivalent de 90 millions de dollars d’actifs appartenant à Vinnik. Il aurait contrôlé une société enregistrée en Nouvelle-Zélande appelée Canton Business Corporation.

Alors que l’affaire Vinnik a atterri en France, les actions américaines contre des cybercriminels présumés russes ont continué de faire la une des journaux cette année. En septembre, un grand jury a inculpé deux hommes pour fraude à la crypto-monnaie. En juillet, le hacker Yevgeniy Nikulin a été reconnu coupable d’avoir volé des données sur LinkedIn et Formspring et a ensuite été condamné à environ 7 ans de prison. Sur une piste différente mais parfois liée, les agences fédérales surveillent également l’activité russe dans le cadre des efforts visant à protéger les élections de 2020.

-Dans cette histoire-

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